Inclusive Brains rend les machines plus humaines

Économie-Entreprise, Particulier |

L’intelligence artificielle (IA) peut désormais interpréter et reproduire le langage humain. Mais cela ne suffit pas pour que les machines puissent vraiment comprendre ce qui fait de chacun d’entre nous un être unique et optimiser les interfaces humain-machine. La solution ? Combiner IA générative et neurosciences. C’est ce que fait la startup marseillaise Inclusive Brains fondée par Olivier Oullier et Paul Barbaste.

Leur but est que nos ordinateurs, téléphones, véhicules et stations de travail soient accessibles à tous et s’adaptent aux différents états physiologiques et psychologiques par lesquels nous passons chaque jour. Ainsi les machines pourront nous assister au mieux tout en protégeant notre santé physique comme mentale. Et pour que tout le monde, sans exception, puisse bénéficier de leur innovation, ils permettent aussi aux objets connectés d’être contrôlés par la pensée. Rencontre avec Paul et Olivier.

Formé à la faculté des sciences du sport de Marseille, Olivier Oullier partage son temps entre le Sud et Cincinnati pendant son doctorat, puis reste aux Etats-Unis pour mener des recherches en imagerie cérébrale fonctionnelle. Il revient une première fois en Provence et devient enseignant-chercheur à Aix-Marseille Université, avant de diriger le programme « Neurosciences et politiques publiques » du Premier Ministre, puis de prendre la direction de la santé au Forum économique mondial de Davos.

Il devient ensuite Président d’EMOTIV, entreprise californienne leader mondial des interfaces cerveau-machine commerciales. Un tremplin vers un deuxième retour en Région Sud pour fonder Inclusive Brains avec Paul Barbaste et diriger l’Institut d’intelligence artificielle du groupe Biotech Dental.

Paul Barbaste a fait la première partie de ses études à Sciences-Po. Après avoir été attaché parlementaire chargé des questions de technologie et d’IA, il travaille comme analyste data science et cybersécurité tout en se formant à l’IA. Il développe sa propre interface-cerveau machine ce qui lui permet de brillamment réussir son master à HEC et à l’Ecole Polytechnique où il est désormais responsable de la filière neurotechnologies.